CAFI Sainte livrade Noyant, camp de rapatriés d'indochine
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LIEU de MEMOIRE au CAFI lettre ouverte à la presse


 
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Nina
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MessagePosté le: Ven Mai 28, 2010 10:58    Sujet du message: LIEU de MEMOIRE au CAFI lettre ouverte à la presse Répondre en citant

Coordination des Eurasiens -de Paris- -lettre ouverte à la presse 27/05/2010
A l’heure où la pose de la première pierre concrétise la rénovation du Cafi- et sa disparition prochaine-, la question de la perpétuation de la mémoire d’un demi siècle de présence eurasienne à Sainte Livra de se pose pour nous, résidents et anciens résidents du camp, avec une particulière acuité. En effet, la première génération de ceux qui sont arrivés en 56 aura disparu dans un temps qui se rapproche, et avec la destruction physique des bâtiments c’est tout un pan d’histoire qui risque de disparaître. C’est pour cela qu’avec la plus grande vigilance, nous avons toujours insisté pour que la rénovation face une place visible à cette mémoire, afin qu’elle soit transmise à nos descendants à tous, français d’Indochine, Livradais de souche ou venus d’autres horizons, mais aussi aux touristes de passage curieux ou passionnés, aux universitaires et aux chercheurs.
Car l’histoire du Cafi est une histoire aux résonnances nationales et internationales qui fait partie de la mémoire collective, et à ce titre, la préservation de sa mémoire est bien l’affaire de tous.
Les documents de l’anru prévoient la conservation des lieux de culte (pagode et église), ainsi que d’un bâtiment témoin qui devrait abriter une exposition permanente. Un aménagement paysager devrait compléter le tout. Le texte ne définit que des contours flous, car le contenu de cet espace mémoriel doit être déterminé par une procédure de concertation avec les différentes parties prenantes de la rénovation, et principalement avec les associations de résidents du Cafi. Ce document de cadrage précise que cette concertation doit être menée par une équipe de chercheurs, recrutée à la suite d’un appel d’offre.
Celui-ci a eu lieu au mois de février pour le choix de l’équipe chargée de mener à bien cette phase de concertation, destinée à déboucher sur des propositions concrètes. Avant même que le travail de réflexion n’ait été engagé, le résultat laisse planer quelque doute sur la volonté des partenaires institutionnels de donner au lieu de mémoire l’importance qu’il mérite.
En effet, le jury (composé des représentants des principales instances engagées dans la rénovation) a retenu la candidature d’une équipe qui n’a aucune connaissance du terrain ni des habitants, ni du contexte culturel, sociologique et historique qui a mené ces populations des pays de l’ex Indochine jusqu’à Sainte Livrade. Elle n’a semble-t-il pas non plus d’expérience particulière dans la muséographie, et n’ aucun lien avec le Vietnam.
Elle a pourtant remporté l’appel d’offre alors qu’une autre candidature, celle de P.Wadbled et D.Rolland,(qui avaient associé à leur projet l’architecte muséographe Véronique Dolfus), disposait de toutes ces compétences. P.Wadbled, ethnologue, travaille depuis de très nombreuses années sur le camp et a acquis une connaissance très solide de l’histoire du Cafi et de son évolution. Elle a également exploité les sources d’archives historiques disponibles, notamment pour ce qui concerne les bâtiments de la poudrerie. A l’occasion des manifestations du cinquantenaire, elle avait activement participé à la réalisation de l’exposition. Son expertise est incontournable. Dominique Rolland, maître de conférences à l’Inalco, spécialiste du métissage franco-indochinois est l’auteur de plusieurs ouvrages et articles sur la question. C’est à ce titre que depuis quelques années, elle travaille sur le Cafi : ses recherches ont donné lieu à un ouvrage intitulé Petits Vietnams, publié en janvier dernier.
Elle a par ailleurs été attachée de coopération au Consulat général de France à Ho Chi Minh Ville et a instruit un important projet de valorisation du patrimoine muséographique vietnamien en partenariat avec le Musée Guimet et le Quai Branly. C’est par son intermédiaire que l’équipe s’est associée l’expertise de Véronique Dolfus, architecte muséographe de reconnaissance internationale, qui a notamment conçu, en concertation avec la partie vietnamienne, le musée d’ethnographie d’Hanoi. Elle conçoit très régulièrement des expositions temporaires pour la Bibliothèque Nationale de France, le Musée d’Orsay ou le Quai Branly.Dominique Rolland fait par ailleurs partie du groupe Vietnam de cités-unies, instance de coordination des actions de coopération décentralisée des collectivités territoriales françaises.
Cette équipe bénéficiait donc d’une reconnaissance scientifique indiscutable, justifiée par leurs publications et leurs interventions en qualité d’expert, et les charges d’enseignement qu’elles assurent.
Dominique Rolland et Pôleth Wadbled, du fait de leur longue présence auprès des habitants du Cafi, ont gagné leur entière confiance, et c’est peut-être cette familiarité des gens et des lieux qui fait leur qualité la plus précieuse. Le Cafi est un lieu singulier, un milieu fragile, et rien ne saurait remplacer le temps passé et les liens d’amitiés qui en résultent.
Ces liens, associés à cette compétence scientifique, humaine, et technique, c’était la garantie que la réflexion sur la question de la mémoire allait se mener avec le sérieux et l’engagement de tous les participants. Cela n’a pas été compris et c’est regrettable.
On peut s’interroger sur la conduite du jury qui a examiné les dossiers et sur les critères qui l’ont amené à écarter une candidature aussi solide. Il ne peut s’agit d’une erreur : c’est un choix délibéré. D’autant plus délibéré que ce n’est pas le critère du mieux disant qui a été retenu : l’équipe qui a remporté l’appel d’offre faisait une proposition financière deux fois plus élevée. Pourquoi évincer une équipe compétente et déjà insérée au Cafi ? Sans doute justement pour cela. Il est probable que cet engagement auprès de la population du Cafi a été tenue en suspicion, et qu’on a préféré une équipe « neutre ». Si cette hypothèse était vérifiée, cela témoignerait, encore une fois, d’une grande méconnaissance du terrain, d’un manque de respect pour les compétences des ethnologues, et d’un mépris des aspirations pourtant légitimes de la population du Cafi. Le dialogue avec les autorités locales est de plus en plus difficile, et cette affaire du lieu de mémoire est symptomatique. Les résidents et anciens résidents, les associations, auront, encore une fois le sentiment légitime, qu’elles sont tenues à l’écart de ce qui les concerne au plus profond de leur intimité.
Ce choix d’une équipe étrangère, qui ne connait pas le contexte culturel et historique sera sans aucun doute perçu comme une ultime manifestation de ce mépris, et de cette indifférence. Comme quoi, en 54 ans, depuis l’arrivée d’un bus de novembre qui patine dans la gadoue, rien n’a vraiment changé.

Site internet : rapatries-vietnam.org
Nina Sinnouretty -DOUART

Pour mémoire l’équipe gagnante a obtenu la note de 16, l’équipe Rolland-Wadbled-Dolfus, 15,20, sans que l’on sache comment ces chiffres ont été obtenus, ni ce que recouvrent les 0, 80 points de différence. et que le prix de l’étude retenu est deux fois plus élevé.


Dernière édition par Nina le Ven Juin 04, 2010 09:49; édité 1 fois
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Nina
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MessagePosté le: Ven Mai 28, 2010 21:54    Sujet du message: Sainte-Livrade. Le CAFI change d'époque Répondre en citant

Sainte-Livrade. Le CAFI change d'époque
Publié le 28/05/2010 08:20 | Jean-Louis Amella

http://www.rapatries-vietnam.org/actualites/2010-sainte-livrade-le-cafi-change.pdf
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