Nina Administrateur
Inscrit le: 23 Jan 2005 Messages: 525 Localisation: 94
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Posté le: Jeu Mai 03, 2007 17:13 Sujet du message: Lettre au HAUT CONSEIL des RAPATRIES-au GENERAL SIMON |
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Coordination des Eurasiens de Paris
Association Loi 1901
N° SIRET : 487 808 958 000 10
25, rue Vauvenargues
75018 PARIS
http://www.rapatries-vietnam.org
Le Président de la COORDINATION DES EURASIENS DE PARIS
M. Daniel FRECHE
11, Allée Robert Schmitt
93320 LES PAVILLONS SOUS BOIS
Tél : 01 48 48 11 64
A
Monsieur le Général SIMON,
Membre du Haut Conseil des Rapatriés,
O B J E T : demande de rendez-vous
L’association « Coordination des Eurasiens de Paris » a participé depuis 2004 à toutes les actions qui ont abouti à l’adoption de la loi du 23 février 2005 sur les rapatriés, dont l’article premier exprime "la reconnaissance de la nation à l'égard de ceux qui ont participé à l'œuvre accomplie par la France, en Algérie, au Maroc en Tunisie et en Indochine". Dans cet article était mentionnée la reconnaissance des « souffrances » et des « sacrifices » endurés par l'ensemble des rapatriés.
L’extension de la reconnaissance nationale aux rapatriés d’Indochine a été pour nous un signal positif de l’état, pouvant permettre à certains d’entre eux de sortir de 50 ans d’oubli et d’abandon depuis leur arrivée en France. Le signe le plus manifeste de cette situation est l’existence du dernier « Centre d’accueil des Français d’Indochine » , le CAFI de Sainte Livrade sur Lot dans le Lot et Garonne, où vivent encore des rapatriés d’Indochine de la première génération arrivés en 1956, et dont les conditions de vie, dans un cadre resté identique depuis leur arrivée, et actuellement considérablement délabré, sont toujours caractérisées par le dénuement et la précarité.
Notre demande d’extension de la reconnaissance matérielle, accordée aux harkis dans la loi du 23 février 2005, aux rapatriés d’Indochine des Centres d’accueil, relayée auprès du Gouvernement par le député de l’Allier, Monsieur Yves SIMON avait retenu l’attention de Madame Catherine VAUTRIN, Ministre de l’Emploi, de la cohésion sociale et de la solidarité nationale. Un rapport sur les rapatriés d’Indochine a été demandé à l’Inspecteur Générale de l’IGAS, Monsieur Didier LACAZE.
Après en avoir pris connaissance, Madame VAUTRIN nous a répondu en ces termes :
« Il ressort du rapport qui m'a été remis par la mission IGAS que les rapatriés d'Indochine ont bénéficié de la plupart des mesures d'aide et d'indemnisation prises en faveur des rapatriés du Maghreb. Seule l'allocation de reconnaissance accordée aux anciens membres des formations supplémentaires qui ont combattu aux côtés de l'armée française en Algérie ne leur a pas été accordée.
Ce rapport préconise un certain nombre de mesures, exprimant la reconnaissance de la France à l'égard des rapatriés d'Indochine. Je partage évidement l'analyse de la mission d'inspection, selon laquelle le besoin de reconnaissance exprimé par ces combattants de la France mérite considération.
C'est pourquoi, le Gouvernement a, d'ores et déjà , engagé avec le concours de l'Agence nationale de rénovation urbaine, une opération de démolition reconstruction du centre d'accueil (CAFI) de Sainte Livrade sur Lot.
Par ailleurs, le rapport précité de l'IGAS préconisait la désignation au sein du Haut Conseil des Rapatriés d'une personnalité pouvant faire valoir les attentes des rapatriés d'Indochine. Dès le mois de décembre, cette nomination a eu lieu en la personne du Général SIMON.
Enfin, je vous informe que je lui ai également transmis votre correspondance en lui demandant de bien vouloir vous recevoir, afin de faire le point sur la situation des rapatriés d'Indochine. »
C’est pourquoi nous sollicitons auprès de vous un rendez-vous, afin de prendre connaissance des termes du rapport de l’IGAS, de discuter avec vous des points retenus par la Ministre dans sa lettre, sur le statut et la situation des rapatriés d’Indochine à l’heure actuelle, et du projet de rénovation en cours du CAFI de SAINTE LIVRADE SUR LOT, qui représente pour les rapatriés d’Indochine de la première et deuxième génération un enjeu important tant par la valeur morale et de mémoire de ce site, que par les problèmes matériels des habitants touchés par ce projet de rénovation.
Dans l’attente de votre réponse,
Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués. |
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